Maladie de Charcot : les signes qui doivent alerter

La SLA est provoquée par une dégénérescence progressive de certaines cellules nerveuses, les motoneurones. Ces derniers permettent de transmettre les ordres de mouvement depuis le cerveau aux muscles. « Dans la maladie de Charcot, les motoneurones supérieurs (forme bulbaire) et les motoneurones inférieurs (forme spinale) dégénèrent ou meurent, cessant d’envoyer des messages aux muscles. Étant incapables de fonctionner, les muscles s’affaiblissent graduellement et dépérissent. », explique-t-on à la fondation Thierry Latran.

Les principaux symptômes de la maladie de Charcot

. Une faiblesse dans la marche. Les membres peuvent être les premiers touchés. Cela débute avec une petite gène dans la marche, suivie progressivement d’une faiblesse au niveau des jambes et des pieds, associés à des crampes ou des tremblements.

Sachez-le : la maladie de Charcot existe sous deux formes, l’une appelée “spinale”, qui va débuter aux extrémités des membres et paralyser les muscles des jambes et des bras, et l’autre dite “bulbaire”, qui se manifeste plutôt dans les régions gérant la parole et la déglutition. Quelle que soit la forme de la maladie et des premiers muscles touchés, la paralysie va s’installer sur l’ensemble de l’organisme.

. Des troubles de l’équilibre et de la coordination. La personne exécute de plus en plus difficilement des tâches précises. En parallèle, une faiblesse musculaire s’installe au niveau des jambes pouvant entraîner des trébuchements, des pertes d’équilibre, voire des chutes. Ces troubles s’accentuent peu à peu.

. Une raideur musculaire. Une sensation d’enraidissement du corps avec l’impression d’avoir en permanence certains muscles contractés. Cela s’accentue dès que la personne se trouve au contact du froid ou face à un effort intense.

. Des difficultés à prononcer certains mots ou à articuler. La paralysie peut également commencer avec des difficultés à prononcer certains mots, à articuler, à déglutir, à avaler et à mâcher. La voix peut se modifier devenant plus rauque et faible.

. Une fonte musculaire et une fatigue générale. Avec la progression de la maladie, les personnes ne peuvent plus se tenir debout, ni marcher. La perte de force s’accompagne d’une fonte musculaire. On parle d’atrophie musculaire.

. Une paralysie qui s’installe. Quels que soient les premiers muscles touchés, une paralysie s’installe progressivement dans l’ensemble de l’organisme, rendant la personne touchée dépendante.

“Les symptômes varient beaucoup d’une personne à l’autre car les muscles ne se détériorent pas à la même vitesse chez chaque individu. Bien que l’espérance de vie moyenne à compter du diagnostic soit estimée entre 3 et 5 ans, 20 % des personnes vivent plus de 5 ans et 10% plus de 10 ans” confirme-t-on à la fondation Thierry Latran. Il existe cependant des formes bénignes de la maladie qui restent stables sur plus de 30 ans, mais elles restent rares.

Les principaux facteurs de risques de la maladie de Charcot

Aujourd’hui, certains facteurs de risques ont été identifiés.

. Des facteurs génétiques. Il existe des formes héréditaires mais cela reste minoritaire avec moins de 10 % des personnes touchées.

. Un certain style de vie. La maladie de Charcot se déclare généralement chez des personnes qui ont entre 50 et 70 ans. Il a été constaté que les personnes très actives, dont les grands sportifs, sont plus fréquemment touchées.

Sachez-le : on ne peut pas prévenir aujourd’hui la maladie et il n’existe aucun traitement curatif. Un seul médicament, le riluzole, a montré une efficacité pour retarder la progression de la maladie. Mais celle-ci est modeste avec 3 mois de plus de survie en moyenne. Des traitements comme la kinésithérapie, l’orthophonie… permettent de pallier aux difficultés quotidiennes.

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