Du collagène d’étoiles de mer dans les crèmes anti-âge du futur ?

Le collagène est une protéine d’origine naturelle qui permet de combattre le vieillissement prématuré de la peau, d’améliorer son élasticité, ou encore de l’aider à se régénérer ou à cicatriser. Il est utilisé en cosmétiques depuis des décennies. Plus concrètement, il contribue à faire disparaître, tout du moins limiter, les rides et ridules qui se multiplient au fil des années. Un indispensable pour l’industrie des cosmétiques, qui tente, comme nombre de secteurs, de se renouveler pour devenir plus responsable.

C’est à cette fin que des chercheurs de la Korea University, en collaboration avec la société Star’s tech Co., Ltd., se sont intéressés à une espèce spécifique d’étoiles de mer, Asterina pectinifera, que l’on trouve notamment en Corée, dans l’est de la Russie, au Japon et en Chine, et qui est considérée comme néfaste pour les aquacultures marines. Particulièrement riches en collagène, ces étoiles de mer ont le potentiel pour constituer une alternative écologique au collagène issu du porc. Encore faut-il trouver la bonne formulation pour qu’elles deviennent l’un des ingrédients incontournables de nos cosmétiques anti-âge.

Une efficacité anti-âge supérieure à celle des peptides de collagène extraits de porc et de poisson

Dans leur étude, publiée dans le Journal of Industrial and Engineering Chemistry, les chercheurs ont tenté de mettre au point une méthode qui permettrait d’améliorer sensiblement le taux d’absorption des peptides de collagène issus de ces étoiles de mer. Chose faite grâce à des nanoliposomes élastiques dans lesquels sont encapsulés les peptides de collagène.

“Nos résultats indiquent que les peptides de collagène de bas poids moléculaire extraits d’Asterinas pectinifera ont une efficacité d’encapsulation plus élevée que les peptides de collagène extraits de porc et de poisson. (…) De plus, nous démontrons que le nanoliposome élastique contenant le peptide de collagène d’Asterinas pectinifera peut réduire l’expression de l’enzyme MMP-1 causée par le photovieillissement induit par les rayons ultraviolets”, expliquent les chercheurs qui précisent que l’association des deux peut constituer une “formulation prometteuse” pour l’élaboration de futurs cosmétiques anti-âge.

Une découverte bénéfique pour l’écologie

D’après les auteurs de cette étude, cette découverte pourrait en prime être bénéfique à l’environnement même si le collagène en question provient d’une source marine. “Etant donné que les peptides de collagène utilisés commercialement dans diverses industries ont été principalement extraits d’animaux terrestres tels que les bovins et les porcs, ils sont sensibles aux problèmes de biosécurité induits par des maladies animales comme la grippe porcine. (…) Les étoiles de mer procurent des avantages écologiques en tant que principaux pilleurs des carcasses de divers animaux, mais elles peuvent aussi causer des pertes économiques importantes à l’industrie maritime en détruisant les aquacultures”, soulignent les scientifiques.

“En tant que prédateurs des écosystèmes marins, elles augmentent fortement leur population et envahissent l’écosystème marin environnant. Par conséquent, nos nanoliposomes élastiques chargés de peptides de collagène d’étoiles de mer peuvent non seulement être un nouveau type d’agent cosmétique anti-âge, mais pourraient également convertir une espèce marine envahissante en un biomatériau respectueux de l’environnement”, concluent-ils.

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