Alessandra Sublet se confie sur ses divorces : “Je voulais que ma notoriété, mon parcours de vie aident les autres”

Vous animez C’est Canteloup, Stars à nu, Le Grand Concours des animateurs, Mask Singer et Duos mystères, sur TF1. Quand avez-vous trouvé le temps d’écrire un livre ?

Le soir tard (rires) ! Et pourtant, je ne suis pas du tout une couche-tard. Pour être tout à fait honnête, c’est une question de motivation. Quand on trouve son sujet et qu’on commence à écrire, l’envie prend le dessus. J’y ai quand même consacré neuf mois. Je tenais vraiment à l’écrire seule.

En 2013, vous partagiez votre baby blues dans votre livre T’as le blues, baby ? Quelle thématique vouliez-vous aborder dans celui-ci ?

Cette fois, j’aborde un thème plus global parce que mon livre reprend le divorce, la fin des études, les premières amours, la manière d’appréhender son travail, quel qu’il soit… L’envie est partie du premier livre, quand je me suis rendu compte que j’avais décomplexé certaines femmes. Je voulais que ma notoriété, mon parcours de vie aident les autres, que les lecteurs se disent qu’ils pouvaient aller à l’encontre de certains diktats de la société et avancer.

Il s’ouvre sur votre premier divorce, puis le second. Ça n’est pas commun !

C’était important que je sois très honnête dans ma démarche. Mon histoire est banale, plein de gens vivent un divorce. Mais combien de gens s’affranchissent du regard des autres ? Lors de mon premier divorce, j’ai essuyé une réflexion de la juge qui aurait pu me faire douter de ma décision, tout comme les remarques que j’ai entendues quand je n’ai pas souhaité allaiter.

Justement, le regard des autres, vous semblez avoir réussi à vous en affranchir…

J’ai commencé plus tôt que d’autres parce que j’empruntais des chemins de traverse. Au bout d’un moment, les jugements vous glissent dessus. Mais c’est vrai que le regard des autres et leurs réflexions sont durs à accepter. Ce n’est pas si simple d’avancer, d’être décomplexée. Ce livre, je l’ai écrit à mi-parcours personnel.

On a vécu plus de choses à 40 ans : l’expérience permet de parler, de s’adresser à des gens sans qu’ils se demandent ce que j’y connais.

« S’assumer tel qu’on est. Voilà encore une clef de la réussite personnelle », écrivez-vous. Combien de temps avez-vous mis pour avoir confiance en vous ?

Aujourd’hui, je peux dire que j’ai davantage confiance en moi.

Aller au bout de mes choix m’a aidée. J’ai longtemps été complexée, j’avais l’impression d’être le vilain petit canard quand mes amis étaient à l’université et pas moi. Finalement, au fur et à mesure de l’écriture de mon livre, j’ai compris que je ne m’étais pas trop trompée. Quand on réussit dans ce que l’on fait, ça aide pour avancer. Mais divorcer deux fois peut ébranler sur le plan personnel. Il y a des périodes dans ma vie où j’ai beaucoup douté, mais c’est sain. C’est une question d’équilibre. La confiance se dessine dans le temps, petit à petit.

Vous avez exprimé vos failles par rapport à votre maternité. Où en êtes-vous aujourd’hui avec vos enfants ?

Je ne suis plus dans la culpabilité, mais j’ai le devoir de faire en sorte que mes enfants [Alphonse et Charlie, 6 et 9 ans] soient heureux. Chaque mot a son importance, chaque action que vous faites auprès d’eux a un impact. Quand les enfants sont en âge de comprendre les choses, vous avez une responsabilité envers eux. Cela n’a rien à voir avec mon post-partum. Nous ne sommes pas du tout préparées à devenir mamans, c’est un rôle difficile.

J’ai appelé au secours quand ça n’allait pas. J’ai fait des choix de vie peut-être atypiques, mais ma seule priorité, c’est mes enfants.

Qu’attendez-vous de votre installation dans le Sud ?

Ce déménagement me permet de me séparer de corps avec le papa de mes enfants [le producteur Clément Miserez]. Jusqu’à présent, nous vivions toujours ensemble malgré notre divorce. Désormais, nous sommes dans un schéma plus commun avec chacun une semaine sur deux de garde. Il est important de courir vers son bonheur. Les gens qui ne savent pas faire de choix se retrouvent souvent dans une vie inconfortable.

Quels sont vos projets professionnels ?

Je réfléchis à me tourner vers des domaines encore inédits pour moi, comme la fiction ou le cinéma. Je m’interroge, mais je n’en suis qu’à ce stade.

Et personnels ?

Mes deux enfants sont le plus beau projet de ma vie personnelle, tout se construit autour d’eux, mais de façon suffisamment ouverte pour que je ne sois pas perdue le jour où ils s’en iront.

Etes-vous amoureuse ?

C’est mon jardin secret. Mais vous savez, ce n’est pas le fait d’être amoureuse qui me rendra heureuse. Ce qui me rend heureuse, c’est d’accomplir au jour le jour le chemin des choix que j’ai faits.

A lire : J’emmerde Cendrillon, éd. Robert Laffont, 17 €. ;T’as le blues, baby , éd. J’ai Lu, 5,60 €.

Cette interview a été publié dans le magazine Nous Deux numéro 3860.

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